De la crise sanitaire et des pensées totalitaires (version courte)

En considérant la représentation de nos sociétés telles qu’elles sont souvent dépeintes par de nombreux médias et gouvernants, nous vivons dans des états de crise permanents. Etats d’urgence liés au terrorisme, crises financières, crise écologique. Et depuis un an et demi, nous vivons désormais une crise sanitaire.

Etats de crise et totalitarisme soft 

Ces multiples états de crise favorisent de plus en plus, à travers la confusion et la peur que leur représentation engendre auprès des citoyens, l’émergence d’idéologies qui prétendent embrasser la totalité de la vie sociale au nom de la vérité qu’elles détiennent. C’est ce que l’on appelle des pensées totalitaires. La philosophe Chantal Delsol parle à ce titre de « totalitarisme soft », qui emploie moins la répression que la dérision ou encore la disqualification habile des opposants. Selon Delsol, la raison pour laquelle nous peinons aujourd’hui à reconnaître le totalitarisme est dû au fait que nous identifions ce dernier par erreur à une seule caractéristique qu’est la terreur.

En guise d’illustration, vous n’êtes aujourd’hui pas arrêté ou mis en prison pour le fait de ne pas vous faire vacciner, mais vous subissez une altération de vos libertés fondamentales (avec le CovidSafeTicket notamment), êtes taxés d’«antivax» même si vous ne doutez pas de l’utilité du vaccin pour certaines catégories de personnes, subissez la culpabilisation permanente de certains médias et personnalités politiques (comme l’a encore illustré le premier ministre Alexander de Croo qui n’a pas hésité à tenir le 17 septembre 2021 un point-presse lors duquel il a clamé que toute personne non-vaccinée serait responsable des restrictions de liberté imposées par les pouvoirs publics à l’ensemble de la population) et êtes contraints de ressentir la pression constante de vous conformer à la pensée dominante. 

Le retour à la vie normale – Quelle vie normale? 

La crise du Covid-19 est autant une grave crise démocratique que sanitaire. L’imposition du passeport sanitaire s’apparente à une restriction des libertés fondamentales sans précédent depuis la libération. Elle instaure de fait une société de classes différentes avec des citoyens A n’ayant pas les mêmes droits que des citoyens B. Elle est d’autant plus grave qu’une grande partie de la population a recours au vaccin simplement pour retrouver l’ensemble de ses droits et libertés, plutôt que pour des raisons sanitaires. 

Une liberté de choix entravée, incompatible avec les préceptes des prêcheurs du Bien

L’idée même que la vaccination puisse être utile à certaines catégories de personnes plutôt qu’à d’autres n’est simplement pas acceptable car elle consisterait dans une liberté de conscience et de pensée incompatible avec les préceptes de la pensée dominante. Et si vous osez toutefois résister à celle-ci, l’Etat altèrera vos libertés fondamentales, créant de fait une société de classes différentes avec des citoyens A n’ayant pas les mêmes droits que les citoyens B. Le tout bien-sûr pour votre propre Bien et au nom de la vérité scientifique. « Croyez ceux qui cherchent la vérité, doutez de ceux qui la trouvent » disait André Gide. Il serait temps de s’en inspirer plus que jamais.

Alexis Bley
27/10/2021

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